Pondichéry (ancien comptoir français)

Après une nuit de train, je suis arrivée à Chennaï puis ensuite un bus en direction de Pondichéry. 
Premier aspect, je m’étais imaginée une ville beaucoup plus française que indienne. C’est plutôt l’inverse. La ville ressemble, dans son ensemble, à toutes les villes indiennes, du bruit, du monde...
Mais la ville est divisée en deux, d’un côté la ville blanche à l’est, côté mer où vivaient les Colons, et la ville noire côté indien.
Le quartier français est propre, bordé de quelques maisons coloniales entourées de jardins, les rues portent des noms français (rue Romain Rolland, rue de la Cathédrale…). En traversant ces rues, je reconnais avoir eu l’impression d’être en France, de me sentir en terrain connu, pas de bruit, ni de klaxon, quartier très calme.

IMG_0975 (1).jpg       

IMG_0980.jpg

IMG_0974.jpg

J’ai visité l'ashram où vécut Sri Aurobindo, philosophe indien avec Mirra Alfassa, une française qui se passionna pour ses théories, plus connue sous le nom de "la Mère ».  
Sri Aurobindo fonda l'ashram en 1926, philosophie basée sur la pratique du yoga et de la méditation... Dans la cour de l'ashram, Sri Aurobindo et la Mère reposent dans un tombeau en marbre blanc où de nombreux fidèles viennent se recueillir en silence…
Auroville
Auroville se situe a une quinzaine de kilomètres de Pondy, dans la campagne. 

Auroville est une communauté a vocation utopique fondée a la fin des années 60 par Mirra Alfassa "la mère ». Aujourd’hui, on compte environ 2000 habitants (Français, Allemands, et autres nationalités)...

Mais Auroville n’est pas un lieu touristique comme je l'imaginais. On peut juste aller voir le Matrimandir de loin, en suivant un chemin balisé.

IMG_0957.jpg

En effet, j’ai voulu m’approcher d’une culture de spiruline mais la visite a été très brève. On est vraiment tenu à l’écart des Aurovililens. 
On sent qu’il y a un business, les guest houses sont hors de prix…
En discutant avec un Indien, j’ai appris en fait que les blancs sont les chefs, qu’ils occupent de belles maisons et qu'ils délèguent les travaux les plus pénibles à des travailleurs tamouls pour des salaires de misère. 

On est bien loin des nobles idéaux vantés par l’organisation.

Après deux jours de visite à Pondy, je reprends ma route en direction de Chennaï, en faisant une pause à Mamallapuram (ville de la sculpture sur pierre) et ses temples.

IMG_0993.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IMG_0989.jpg 

 

 

 

IMG_1016.jpg

 

 

Le 10 février 2016

Cela fait une semaine que je suis à Arambol (Goa), en compagnie de mes copains Népalais. Je suis revenue pour récupérer des affaires que je leur avais laissées en novembre.

Aujourd’hui, je profite bien de mon dernier jour, dernière soirée en Inde. Demain, je m’envole en direction de la Thaïlande.

Cinq mois se sont écoulés en Inde. C’est dur de réaliser que je vais quitter ce monde qui mettait devenu si familier : ses bruits, klaxons, odeurs, couleurs, saris, vaches, chiens, détritus…. sourires, gentillesse, hospitalité avec un grand H et leur optimisme malgré la pauvreté omniprésente… Leur culture très intense.

Pour conclure, je citerai une phrase que j’avais retenue à mon arrivée :

  • On dit que l’Inde ne se regarde pas avec les yeux mais avec le coeur et soit ça passe ou soit ça casse.
Et également :

  • L’Inde, soit on aime soit on déteste mais l’inverse est également vrai : soit l’Inde vous adopte, soit elle vous rejette.

Mon conseil : oubliez les préjugés qu’on a en tant qu’Occidentaux et tous ce que l’on raconte sur ce pays-continent et foncez vous faire votre propre idée sur ce pays qui a beaucoup à nous apporter.